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uand il apprend que son entreprise à reçu une injonction,
Jérôme Reffet, gérant de l'entreprise du même
nom, ressent cette démarche comme une injustice. "J'avais
le sentiment que tout le monde travaillait de la même façon
et j'attendais le bon moment pour investir.
D'autant que l'entreprise est loin d'être la dernière
de la classe puisque ses ateliers sont spacieux et des actions
ont été menées pour améliorer les manutentions
".
Seulement voilà, comme dans toutes les
entreprises concernées, la ventilation demeure
insuffisante pour garantir la bonne santé des
peintres.
Outre l'installation d'un réseau de ventilation
performant, la réflexion alors engagée permet
d'aboutir à la séparation claire des activités
:
d'un côté on fera de la métallerie (fabrication
de charpentes, châssis, portes, escaliers, etc.)
et de l'autre, du traitement de surface
(métallisation, sablage, peinture…).
En procédant ainsi, le nombre de salariés exposés
aux risques de chaque activité est diminué.
La nouvelle organisation a également permis
d'accroître les surfaces de travail, et de faciliter
les manutentions par l'installation de moyens de
levage à tous les postes de travail ou presque.
Aujourd'hui, avec un chiffre d'affaires en augmentation de 60%,
une vision précise de sa stratégie commerciale, une
remise aux normes de ses ateliers, le chef d'entreprise reconnaît
que "l'injonction, a accéléré les
choses et fait gagner des années à l'entreprise".
En effet, toutes les entreprises qui avaient reçu les injonctions
ont à présent des projets de développement.
Ce n'était pas forcément le cas avant.
L'action menée avec les établissements Reffet a été
ensuite confortée en s'intégrant dans un projet plus
global auquel participaient des entreprises de peinture et des acteurs
économiques savoyards.
Une démarche
d'accompagnement réussie
Le constat qui a motivé la démarche
était le suivant : le marché de la peinture industrielle
se concentre hors du département alors que d'importants donneurs
d'ordres sont présents sur place et que la Savoie détient
un véritable savoir-faire.
Partant de cette conclusion de la Cram, confortée par une
étude sectorielle de l'Ecole Supérieure de Commerce
de Chambéry, les |
un comité de pilotage composé
de l'Agence Economique, la Chambre de Commerce et d'Industrie
de la Savoie, la Chambre des Métiers et de l'Artisanat,
la Cram Rhône-Alpes, le Critt de Savoie et la DRIRE.
L'ambition était d'étudier les voies d'amélioration
en terme de stratégie d'entreprise, de développement
commercial et technologique,
de qualité, de gestion, d'environnement,
de performance ou encore de
sécurité et de gestion des risques.
L'outil
mis en œuvre a été le "Séminaire
Dirigeants",
un programme d'action collective
existant, financé par la Région Rhône-Alpes,
dont l'objectif est de faire bénéficier
un petit groupe d'industriels d'une formation
par un cabinet consultant, sur le thème
de la stratégie de développement. Ce séminaire
permet d'analyser un environnement,
d'échanger avec des chefs d'entreprise
confrontés aux mêmes problématiques,
et de découvrir des outils et des
méthodes pour formaliser une vision d'entreprise
à moyen terme. Il se compose de
2 parties : 5 journées de formation collective
pilotées par un consultant (état de l'art,
aspect réglementaire, sensibilisation à la stratégie,
développement commercial, organisation de la production,
gestion financière et administrative) et 3 demi-journées
d'appui individuel en entreprise (avant, pendant et après
le séminaire, établies en fonction des besoins spécifiques
de chaque entreprise participante).
L'expérience aura également montré que les
entreprises sont plus performantes lorsque les institutions économiques
et sociales mutualisent leurs moyens et hiérarchisent les
objectifs qu'elles fixent.

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