A gauche un chariot non équipé et à droite, un chariot équipé de la porte conçue par CPF. En cas de choc, le cariste ne peut pas être éjecté et aucun de ses membres ne peut plus être écrasé contre une paroi.
La poignée d'ouverture de la porte est située en position basse. Elle est reliée à un dispositif électrique qui interdit toute ouverture en marche. Le cariste qui tient son volant de la main gauche est obligé de stopper son engin avant de descendre. De même la forme de la porte a été pensée pour lui permettre de quitter son engin en cas de danger et si la porte est bloquée.

 

 

 

 

Le groupe de réflexion
(de gauche à droite) :
José Ribes, responsable du service technique
Marcel Jaussaud, animateur sécurité,
Pierre Pancé, directeur du site,
Anne Desquenne, infirmière, Michel Gerbig, secrétaire du CHSCT,
Daniel Sonnerat, magasinier,
Patrick Novel, technicien maintenance.

La réflexion sur l'adhérence au sol a abouti à la mise en œuvre d'une résine granuleuse dans les virages. Le revêtement permet un gain d'adhérence de 30%.
Il couvre environ 400 m² dans l'usine. Dans ces zones, il a été également décidé de nettoyer les sols à sec chaque semaine plutôt que de les laver chaque jour en humide. L'objectif est de ne plus créer de danger à cause de flaques d'eau longues à sécher.

 

Chariot automoteur LATéRAL

Une porte montée en série
sur les
chariots automoteurs

         éréal Partners France à Rumilly          (74). L'usine pro  duit des céréales          pour le petit déjeuner.
14 mars 2005. Il est 4h15. Un opérateur est au volant de son chariot automoteur. Dans un virage, il glisse. Sa trajectoire l'entraîne vers un pilier du bâtiment. Dans un réflexe naturel, parce qu'il
espère stopper son engin, il met son pied en avant vers la paroi. La force est telle qu'il sera écrasé sous la tôle. On devra l'amputer.
Dans l'usine, la nouvelle de l'accident fait très vite le tour des ateliers. C'est la consternation.
Dans le même temps, l'enquête commence. L'Inspection du travail, la gendarmerie, la Cram, les services internes cherchent à déterminer les circonstances de l'accident.
Il existait bien un risque d'éjection du conducteur de sa cabine. Le chariot automoteur répond pourtant aux normes. Un groupe de travail est constitué : direction, CHSCT, service technique, opérateurs, infirmière mais aussi Cram, DDTEFP, APAVE et fournisseur de chariot automoteur décident de régler au mieux le problème. L'ambition est de proposer aux opérateurs une mesure de protection collective. La philosophie partagée est ambitieuse : "on s'est aperçu que des accidents similaires s'étaient produits dans d'autres entreprises, avec ou sans les mêmes conséquences. Nous tenions à trouver une solution validée par tous et généralisable dès la conception des chariots par les fournisseurs", déclare
Pierre Pancé, directeur du site.
La réflexion a amené le groupe de travail à diminuer la vitesse des chariots mais aussi à demander au fournisseur des chariots le remplacement de la roue
motrice et directrice, par une autre qui présente une bien meilleure adhérence au sol. Parallèlement, un revêtement granuleux destiné à éviter les glissades est appliqué dans les virages. Un pare choc est installé pour maintenir un espace minimal entre le chariot et un obstacle.
L'avancée est conséquente mais encore jugée insuffisante. Comment maintenir l'opérateur au volant ? Si le chariot est doté d'une ceinture de sécurité, rien n'empêche le pied de l'opérateur (voire
le tronc, la tête) de sortir de l'engin et
d'être écrasé.
Finalement l'idée de concevoir une porte est adoptée. Elle aura une forme destinée à retenir le cariste en cas de choc sans pour autant l'enfermer complètement dans son engin. Un détecteur magnétique codé contrôlera la fermeture de la porte avant d'autoriser le déplacement du chariot. Son ouverture pendant un déplacement coupera la traction et actionnera le frein de parking.
L'ambition du groupe Nestlé, dont fait partie l'entreprise, est affichée : il faudrait que cette porte soit à l'avenir montée en série sur tous les chariots automoteurs latéraux.
Certains fournisseurs semblent déjà
l'avoir compris.